Note à l'attention du médecin

Avant de délivrer un certificat médical de non contre-indication à la pratique de l’équitation, la Commission médicale de la FFE préconise :

 

Un interrogatoire relatif aux éléments suivants : antécédents, facteurs de risque, pathologies antérieures ou existantes contre-indiquant l’équitation, accidents sportifs répétés, traitement en cours, évaluation de l’activité équestre projetée et des objectifs, tolérance à l’entraînement, troubles du comportement alimentaire, dopage, vaccinations (en particulier contre le tétanos).

>> Modèle d’interrogatoire

 

Un examen clinique particulièrement approfondi et complet, qui insiste sur la recherche de pathologies cardio-vasculaires, pulmonaires et de l’appareil locomoteur.

Le praticien est le seul juge de la nécessité d’examens complémentaires éventuels, il est responsable d’une obligation de moyen et d’une obligation d’information même en cas de refus de délivrance d’une aptitude.

 

Une attention spéciale dans les situations suivantes :

1/ La pratique de l’équitation par un enfant ou un adolescent, à travers un examen attentif du rachis dorsolombaire et de l’appareil locomoteur.

2/ La pratique de l’équitation par une personne en situation de handicap, en vérifiant que la nature et le degré du handicap sont compatibles avec la pratique de l’équitation dans la discipline et le niveau souhaité. Si le cavalier présente une situation de handicap pour laquelle le médecin n’est pas en mesure de se prononcer sur son aptitude, contacter un médecin du sport, ou le cas échéant la Commission médicale de la FFE.

3/ La pratique de l’équitation en compétition, en adoptant un message de prévention concernant la progressivité et la régularité de l’entraînement, la nécessité d’un échauffement et d’une récupération, l’alimentation, l’hydratation, l’inutilité des aides énergétiques et protéiques.

 

Un EEG dans 2 cas particuliers :

1/ En cas de traumatisme crânien récent avec perte de connaissance, exiger un EEG normal de contrôle de moins de 3 mois.

2/ Pour un patient épileptique, l’épilepsie doit être équilibrée depuis 1 an par un traitement, et exiger un EEG normal de moins de 3 mois.

 

Au terme de la consultation, le médecin fait part de ses observations à l’intéressé, et peut être amené à conseiller un changement d’activité sportive, ou définir des limites que le patient devra respecter.

 

La signature d’un certificat de non contre-indication à la pratique d’une activité physique et sportive engage la responsabilité du médecin. Ce certificat ne doit pas être considéré comme une formalité, ni signé sans examen préalable.