Mal de dos

Introduction

Pour l'opinion générale, l'équitation est responsable du "mal au dos".

Alors que bien au contraire, la pratique de l’équitation renforce la ceinture abdominale et dorsale, et réduit ainsi les contraintes du rachis lombaire.

Chez l’enfant, la pratique de l’équitation participe au bon développement de ses aptitudes physiques et psychiques. Toutefois, la lombalgie de l’enfant, et plus particulièrement pendant la période pubertaire, nécessite une surveillance médicale renforcée.

Chez l'adulte, les lombalgies chroniques résultent souvent de mauvaises postures, ou d'une inactivité entrainant la perte du tonus musculaire abdominal et dorsal. Il est donc important de faire les bons gestes, d'adopter de bonnes postures au quotidien, et d’entretenir sa forme physique. C'est pourquoi, avant de monter et une fois à cheval, certains exercices d’échauffement et d’étirements musculaires sont indispensables pour éviter ou aggraver un mal au dos et lutter contre la contracture musculaire.

La pratique de l'équitation, bien encadrée, avec un moniteur connaissant les problématiques du cavalier, est un gage de succès dans la prévention des lombalgies.

 

Contre-indications

 

1- Contre-indication à court terme :

Chez l'enfant et l'adolescent, toute douleur articulaire et/ou du rachis interdit la pratique de tout sport, donc de l'équitation, et ce jusqu'à la disparition totale de la douleur. Un bilan médical, un avis spécialisé ou une imagerie pour en déterminer la cause est indispensable.

 

2- Contre indication à moyen terme :

  • Scoliose lombaire à grand rayon de courbure 15° à 20° en post puberté. Chez l'adolescent, cette scoliose, une fois stabilisée et asymptomatique peut permettre l'équitation.

  • Epiphysite vertébrale douloureuse de l'adolescence (maladie de Scheuermann) : attendre la disparition de la douleur.

  • Hernie discale symptomatique évolutive.

 

3- Contre-indication définitive :

  • Scolioses graves et évolutives ;

  • Spondylolisthésis à partir du grade II ;

  • Hyperlordose sévère ;

  • Pathologies infectieuses du disque vertébral.

 

Situations particulières

Chez les futurs cavaliers, enfants, adolescents ou adultes, ayant des infirmités acquises ou congénitales du rachis, l'équitation peut être pratiquée dans certains clubs hippiques et centres spécialisés. Un avis médical est indispensable.

 

Prévention

Pour le cavalier, la prévention des microtraumatismes de la colonne vertébrale passe par l'acquisition d'une bonne « assiette » car c'est par l'intermédiaire de son  bassin que le cavalier se lie aux mouvements de son cheval.

De la position du bassin dépend pour le cavalier, la statique et la dynamique de son rachis lombaire, de même que la mise en tension accrue ou non des muscles fléchisseurs et adducteurs de la hanche.

Il en résulte que la prévention des contractures dorsolombaires et des atteintes des muscles adducteurs passe par des mouvements d'assouplissement qui peuvent être développés à terre et à cheval.

>> Exercices de préparation sportive

 

Conclusion

  • L'enfant et l'adolescent nécessitent une surveillance médicale rapprochée du rachis 2 fois par an.

  • L’adulte doit tenir compte de ses propres aptitudes physiques et psychiques, de sa connaissance du cheval, et bénéficier d'un bon enseignement afin d'éviter le "mal au dos".

 

Pour aller plus loin

Site de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE) : "Cavalier professionnel, et si on parlait de votre santé".

 

Bibliographie

  • AUVINET B., GUIHENEU C.-P., GINET J.,

     Equitation académique - Adaptation du cavalier

     Médecine du Sport, 1978, 52, N°6.11-15

  • AUVINET B.,

     Le rachis du cavalier

     Rhumatologie 1980, 32, N°5, 85-94

  • FAVORY E.,

     Existe-t-il des problèmes de santé spécifiques au cavalier

     Equ'idée 6.7.12,  N°79, 46

  • FOUQUET B.,

     Biomécanique du rachis lombaire

     L'équitation 9, 73-80

  • LEIBERT C.,

     Les risques traumatiques des sports équestres

     A propos d'une double étude rétrospective et prospective au sein de 3 clubs alsaciens

     Thèse médecine Strasbourg 1985, N°59