Epilepsie

Introduction

Très longtemps, l'épilepsie  a constitué une contre indication à la pratique du sport.

Toutefois, ces dernières années, de nombreuses études médicales ont montré que le sport entrainait une baisse significative de la fréquence des crises, et engendrait sur le plan psychologique une meilleure confiance chez le malade qui se considère alors comme tout le monde...

L'équitation peut être pratiquée par l'épileptique bien soigné et motivé par le sport qu'il aime : toutes les études médicales ont démontré, tout sport confondu, l'absence de crise chez le malade traité équilibré.

Attention : Une épilepsie de découverte récente ou non, non équilibrée par le traitement, est une contre indication absolue à la pratique de l'équitation.

Une épilepsie, soignée, traitée, bien équilibrée, avec une absence de crise depuis plus d'un an, n'est pas une contre indication, mais la signature du certificat de non contre-indication à la pratique de l'équitation exige certaines conditions :

  • EEG de mois de 3 mois normal ;

  • Avis circonstancié de moins de 3 mois du neurologue qui suit le cavalier.

 

Pour le cavalier épileptique : règles de base

 

1- Une bonne hygiène de vie est nécessaire :

  • Eviter les produits excitants, notamment l'alcool ou les associations alcool-cannabis ;

  • Ne pas avoir de dette de sommeil, donc bien dormir durant la semaine et la veille du concours ;

  • Pratiquer l’équitation de façon régulière.

 

2- Le jour d’une reprise ou compétition :

  • Echauffement du corps :

- Avant : bon échauffement au sol, par étirements-trotting durant 15-20 minutes ;

- A cheval : poursuivre son échauffement, bien respirer car favoriser une bonne oxygénation prévient l'hypercapnie, libération d'endorphines bénéfiques au cerveau.

  • Bonne alimentation :

- Le cavalier doit penser à bien s'alimenter (barres énergétiques), et à bien boire (boissons énergétiques), avant et après son activité sportive. En effet, le cerveau est un grand consommateur de sucre, et une hypoglycémie entrainera une souffrance du cerveau d'où le risque potentiel de crise.

-  Attention : un concours peut commencer tôt et se terminer tard, surtout si le cavalier est inscrit à 2 épreuves.

  • En cas forte chaleur, penser à bien s'hydrater :

La déshydratation provoque une perte d'électrolytes (Na), qui entraîne une souffrance cérébrale.

 

3- Afin de garantir la meilleur prise en charge médicale en cas de crise, il est conseillé au cavalier d’avertir son moniteur de sa maladie.

 

Pour les tiers : gestes à bien connaitre en cas de crise

  • Ne rien insérer dans la bouche ;

  • Assurer la liberté des voies respiratoires supérieures au cours de la crise ;

  • Protéger le cavalier s'il a une phase critique de confusion ;

  • Appeler le 15 en l'absence d'équipe médicale sur place.

 

Bibliographie

  • ADAM C., BAULAC M.,

     Pitié-Salpêtrière. Unité d'épileptologie

     Sport et Epilepsie

  • ADAM C.,

     Pierre et Marie CURIE

     DIU (et capacité) Biologie et Médecine du Sport

     Epilepsie et Sport

  • Comité national pour l'épilepsie CNE

        www.cne.epilepsies.fr/

  • Ligue française contre l'épilepsie

        www.lfce.fr/

  • Ligue francophone belge contre l'épilepsie

       www.ligueepilepsie.be/

  • WULLAERT P.,

     Composition de la boîte d'urgence pour les enfants sportifs

     Concours Médical 1991, 113, 1981