Diabète

 

Toute personne diabétique doit pratiquer une activité physique.

En pratique, le diabète n'est pas une contre indication à la pratique de l'équitation, même en compétition, aussi bien pour le CSO, le complet, le dressage ou l'endurance.

Un diabétique de type 1 ou 2 peut très bien pratiquer l'équitation, qui reste une activité physique à part entière et aura une influence bénéfique sur sa glycémie.

L'enfant diabétique qui va pratiquer l'équitation ne se sentira pas exclu et le sport lui permettra de contrôler son diabète tout en améliorant son bien être physique et psychologique.

Certaines précautions sont néanmoins nécessaires comme l'adaptation de l'alimentation  et des doses d'insuline suivant l'activité et un  suivi médical régulier.

Les développements qui suivent distinguent le diabète de type 1 insulino dépendant, qui touche l'enfant, l'adolescent et le jeune adulte puis le diabète de type 2, qui touche l'adulte de 50 à 60 ans en surpoids.

 

Diabète de type 1

L'équitation, comme tout sport, fait varier la glycémie. Il faut adapter ses doses d'insuline en fonction de l'entraînement ou la durée de la compétition et moduler son alimentation. Les conseils du médecin, du diabétologue, de la diététicienne et de l’enseignant (en fonction de la durée de la compétition) sont d'un grand secours.

Par la suite, l’expérience, le vécu permettent d'éviter les hypoglycémies et de bien adapter le traitement.

Le risque chez le cavalier est l'hypoglycémie donc avoir toujours sur soi du sucre.

 

Particularités de l'exercice chez le Diabétique Insulinodépendant (D.I.D)

Avant l’effort, afin d’éviter l’hypoglycémie, il est nécessaire de diminuer les doses d’insuline d’où le rôle primordial de l’auto-surveillance.

Attention : l'hypoglycémie peut survenir jusqu'à 18 heures après le concours.

La durée du concours et donc de l’effort, comprend :

  • En CSO :

- Préparation du cheval / paddock,

- Reconnaissance du parcours,

- Numéro de départ / nombre de concurrents.

  • En endurance : plusieurs heures peuvent s’écouler entre le début de la compétition et la fin de l’épreuve Il peut être conseillé de modifier le type de traitement (insuline rapide, retard…).

 

Conseils hygiénodiététiques

Le cavalier diabétique se doit d’avoir un bon équilibre alimentaire – alimentation variée, riche en calories pleines, adaptée à l’effort – et une bonne connaissance des aliments à choisir selon leur charge glycémique.

1.    Pour calculer la charge glycémique, il suffit de multiplier la quantité de glucides de chaque ingrédient (poids de l’ingrédient X pourcentage de glucides) par son  index glycémique (IG) et diviser le tout par 100. Cela donne un score qui se situe l’élévation de la glycémie. L’idéal est de ne pas dépasser 10.

2.    http://www.lanutrition.fr/bien-comprendre/le-potentiel-sante-des-aliemnts/index-et-charge-glycémiques/tableau-des-index-glycemiques.html

L’aide d’un nutritionniste en plus du diabétologue peut être précieuse.

Le cavalier doit veiller à son hydratation et avoir un sommeil régulier et adapté à son âge.

 

Diabète de type 2

 

Effets bénéfiques

Le sport, et notamment l'équitation, fait partie intégrante du traitement. L'activité physique régulière 1 à 2 fois par semaine est conseillée.

Les effets bénéfiques se ressentent :

- sur l’insulino résistance, par augmentation de la masse musculaire, fonte de la masse graisseuse donc sur le métabolisme du glucose et le poids,

- sur le rythme cardiaque et la tension artérielle.

 

Contre indications relatives

1. Les maladies cardiovasculaires

- Nécessité d'un bilan cardiaque complet: suivi indispensable de tout diabétique,

- Elimination d'une ischémie silencieuse,

- Découverte d'une tension artérielle d’effort.

2. Les pathologies inflammatoires et/ou évolutives du rachis 

 

Précautions particulières

Le diabète doit être stable, équilibré, sous traitement.

Pour éviter les risques d’hypoglycémie. Il faut s'alimenter régulièrement le jour de la compétition  en répartissant la prise alimentaire. Avoir toujours sur soi du sucre, des barres  alimentaires.

Avertir son enseignant ou coach que l'on est diabétique.

 

Conclusion

Le diabète ne constitue pas une interdiction ni une entrave à l'équitation, que l'on soit diabétique de type 2 (DNID) ou de type 1 (DID). Bien au contraire, la pratique de l'équitation doit faire partie intégrante du traitement au même titre que la prise médicamenteuse, l'insuline et les règles hygiènodiètétiques.

L'équitation, pratique sportive, contribue à un meilleur équilibre psychologique chez le jeune cavalier, lui permettant de s'intégrer dans un groupe ayant la même passion, ce qui ne peut être que bénéfique dans une maladie aussi contraignante que le diabète.

La pratique de l'équitation pour le cavalier reste soumise dans tous les cas à l'avis et à l'accord du médecin traitant et du diabétologue.

   

Bibliographie

  • HUET, D.

Hopital St Joseph Paris

Diabète et Sport

www.chups.jussieu.fr/dusmedecinedusport/dunutrisport/diabetetsport

  • Fédération française des diabétiques

88 rue de La Roquette 75544 Paris cedex 11

@ :  afd@afd-asso.fr

  • DE VAUGELAS, I.

Cuisine kaizen, j’améliore mon alimentation en douceur

Edition Albin Michel 2017